Les 5 étapes du plaisir vers l’estime de soi…

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Lorsque j’ai écrit le brouillon de mon message, j’utilisais un vocabulaire autour du plaisir. De premier abord, les mots que j’employais amenaient à penser que je parlerais de sexualité. J’ai donc mit en premier titre: « Les 5 étapes du plaisir sans sexe » pour annoncer la couleur.

C’était une erreur! Le mot « sexe » efface tout ce qu’il y a autour. le mot « sans » a été comme effacé dans les esprits. J’ai donc cherché un autre titre qui au final me plaît plus d’ailleurs 🙂

Alors oui, aujourd’hui entrons dans le vif du sujet: je vais parler de désir et de plaisir, mais nous sommes d’accord: absolument pas de sexe !

Il y a tant d’autres façons de s’accorder du plaisir, que ce serait dommage de se monopoliser sur un seul, largement exploité et galvaudé par de nombreuses marques de parfum, cosmétiques et prêt-à porter pour vendre (si tu sens de la désapprobation dans mes mots, tu as tout bon ! 😉 ).

Allez ! Faisons sauter les tabous !! Parlons des 5 plaisirs vécus avant, pendant et après…Quoi ?  Un achat bien sûr 🙂

Serais-tu étonnée? 5 étapes de plaisir, ce n’est pas une blague ! Voilà pourquoi on aime tant faire des achats…C’est carrément jouissif !!

Étape N°1 : Le Désir.

Tout commence par un regard, une parole, une image ou un souvenir qui capte ton attention, réveille un vide et son envie d’être comblé.

Le désir est comme un délicieux parfum de gourmandise qui te chatouille les narines et te fais monter l’eau à la bouche, il s’accroche à l’esprit et s’insinue dans tes pensées.

Ce matin, en allant à pied à la boulangerie chercher mon pain frais, j’imaginais déjà la bonne baguette encore tiède et croustillante que j’allais acheter. Quand je suis arrivée près de la porte de l’artisan, j’ai sentie une effluve chaude traverser le froid matinal et venir m’accueillir avec des senteurs de sucre et de pâte cuite. La vitrine qui exposait les différents pains était couverte de buée. Tu sais, cette vapeur qui s’échappe du pain tout juste sorti du four.

Je suis entrée dans la boulangerie, heureuse, parce que je savais que j’y trouverais exactement ce que je cherchais. j’ai annoncé mon souhait, j’ai payé et  mes baguettes sous le bras, je suis rentrée me délecter de ce bon pain chaud. C’était bon, c’était délicieux, un vrai plaisir qui a duré depuis mes premiers pas vers la boulangerie jusqu’à la dernière bouchée.

« Faire naître un désir, le nourrir, le développer, le grandir, le satisfaire, c’est un poème tout entier »

Honoré de Balzac

Le temps du désir est essentiel (pour quelque plaisir que ce soit). C’est le doux mélange de rêve et de frustration: le souhait d’obtenir l’objet convoité, et la frustration d’attendre ce moment.

As-tu déjà remarqué combien ces deux ingrédients sont proportionnelles et complémentaires? Si dans le couple Désir-Frustration, l’un des deux vient à manquer, l’autre s’étiole. Si l’un grandit, l’autre aussi. Un peu comme l’ombre et la lumière: l’un ne peut exister sans l’autre.

En y regardant de plus près, le désir est un carburant, il te donne des ailes pour être assouvit: il t’apporte l’énergie de bouger, d’avancer, car vit en lui l’espoir de « quelque chose » de meilleur.

Étape N°2: La possession ou l’achat.

C’est court et c’est intense.

Quelques minutes tout au plus, pendant lesquelles l’objet convoité est acquis. Un instant bref et infini, où toute l’énergie du désir contenu, explose et te submerge.

Les freins actifs de la raison, telles des alertes clignotantes : « Ce n’est pas le moment », « Tu en as déjà plein tes tiroirs », volent en éclats et libèrent le merveilleux chemin de la satisfaction.

« Plus le désir a été pressant et puissant, plus la possession de la chose est délicieuse . »

François de Sales

L’objet enjôleur, fantasmé est en ta possession, et comme Aladin, tu savoures la réalisation d’un souhait.

Tu as la solution à ce vide initial que tu ressentais. Tout est désormais entre tes mains (où dans celles du facteur), bien emballé. La frustration s’est envolée, elle a laissé place à l’empressement. Tu es libérée d’un poids, dénouée, heureuse, pressée d’intégrer ton nouvel achat dans ton antre

Serait-ce le point final de l’histoire? Oh non, nous n’en somme pas à la moitié.

Étape N°3 : La concrétisation.

Il y a quelques semaines, j’ai écrit une petite histoire qui aborde le moment « céleste » où l’on porte pour la première fois notre achat.

Promptement, tu déballes ton trésor. Tu le débarrasses de ses protections pour le découvrir ou redécouvrir: son poids, sa texture, ses détails, son odeur de neuf, comme pour l’ancrer dans ta réalité. Quel plaisir de sentir l’objet du désir en ta possession, de l’essayer, t’observer avec, l’intégrer dans ton environnement intime: il fait parti de tes meubles 🙂 Tu l’as aimé dès que tu l’as vu parce qu’il répondait à une aspiration profonde. À présent, il est là, dans ton quotidien pour agrémenter tes journées, ta vie. Tu prévois même de le porter lors de ta prochaine sortie.

Dans ces moments là, je ne peux pas m’empêcher d’émettre un son de gorge: un mélange de rire et de gloussement. Dans les cas extrêmes, j’accompagne mon cri d’un petit pas de danse improvisé… Oh! Rien d’esthétique, d’ailleurs je vérifie que personne ne me voit ;). Cette petite danse de la joie me permet de décharger mon corps du trop plein d’allégresse.

Étape N°4 : L’estime de soi.

Tu es prête, parée. Tu as soigné ton apparence. Tu te sens comme une artiste pour son vernissage,les moindres détails ont été soignés, tout doit être parfait. Un dernier regard dans le miroir pour l’ultime vérification. Tout est bon, il est temps d’entrer scène.

Alors, tu sens naître une force intérieure, l’assurance d’être à ta place. Ton pas est sûr, ta marche volontaire, tes soucis semblent plus légers, tes sensations sont décuplés.

Ce que l’on ressent à ce moment là, porte un nom: c’est l’estime de soi.

Dans ses travaux, le psychanalyste Coopersmith écrit:

« L’estime de soi, c‘est atteindre un objectif particulier pour s’autoriser une fierté personnelle« 

C’est exactement ça: ton objectif était de te sentir belle?

Tu as cherché, trouvé, désiré et acquis l’objet idéal. Il est adapté à toi, ta personnalité. Il est là pour te valoriser et te permettre de te sentir  toi-même et belle. Ton objectif est atteins, tu es fière de toi, tu as acquis de l’estime personnelle.

Regarde ce schéma, tu vas tout comprendre:

shema estime de SoiLorsque tu as fais ton achat, tu t’es donné de l’amour.

Attention, je ne dis pas que l’amour passe par des biens matériels: ce pourrait être un moment de relaxation, une séance chez ton psy, etc.

Tu t’es accordé de l’attention et du temps, comme tu l’aurais fait avec une personne que tu aimes: tu lui trouves un cadeau, tu écoutes son besoin, tu lui accordes du temps libre, bref de la bienveillance. C’est ce que tu as fais pour toi. Voilà comment tu t’accordes de l’amour et de la valeur.

Ce qui en découle? C’est une meilleur image de toi: tu te sens mieux, plus jolie, (ou plus détendue). La vision que tu as de toi se rapproche de ton idéal, de ce que tu veux devenir.

Ainsi, tu t’acceptes mieux (rappelles-toi l’article que j’ai écrit sur le regard des Autres) et la confiance en toi grandit.

C’est un joli cercle bénéfique qui nourrit ton estime personnelle et ta force intérieure.

Ce qui nous amène à notre cinquième et dernière étape:

Étape N°5 : La reconnaissance

Jusqu’à maintenant, ce fut un long et agréable processus de plaisirs variés et solitaires, un large éventail d’émotions bénéfiques vécues en ton fort-intérieur.

Il reste l’étape finale: la reconnaissance.

Un ouvrage, une personne, prend toute sa dimension quand il est vu, entendu. C’est la raison des mises en scène de spectacles de fin d’année, l’exposition d’œuvres d’artistes.

Toi, moi, (tous,) nous avons un besoin fondamental d’exister, d’être reconnu par nos paires. Si personne ne me voit, ne me sent, ni ne m’entend alors je suis un fantôme. Je n’existe plus.

« L’indifférence, d’un regard, tue la plus heureuse passion. »

Honoré de Balzac

Lorsque tu as acheté l’objet, c’est qu’il répondait à ton désir personnel: un désir qui te caractérise: l’envie d’être belle, élégante et c’est avec cet objet là que tu te sens rayonnante et séduisante. Alors, quand dans une soirée, au travail ou dans la rue, une amie, une collègue, une inconnue te complimente sur ton achat: « Oh que ce collier est joli, où l’as-tu acheté? », « Comme tu es belle, cet ensemble te va à ravir ».

BOUM ! Tu es touchée. Tu te sens vivante, reconnue, existante.

C’est comme réussir un examen avec les félicitations du jury, comme un public qui se lève pour applaudir un artiste. C’est l’apothéose !

Un large sourire s’épanouit sur ton visage et une vague de bonheur déferle à l’intérieur de toi.

Tu as réussi ton objectif de départ : combler un vide. Car dans le vide, il n’y a pas de vie. 🙂

***

J’entends de nombreuses blagues assez lourdes et dévalorisantes sur les femmes qui dépensent de l’argent en bijoux, chaussures, sac à main, jugés inutiles par certains représentants de la gente masculine.

Qui n’a jamais entendu :

« L’homme pense, la femme dépense »

Il en découle un complexe chez certaines femmes qui se culpabilisent et se taxent de dépensières futiles.

Or, il se trouve que l’estime de soi passe chez la femme, par une reconnaissance de son apparence, de sa beauté. Je t’ai montré dans ce message qu’acquérir un objet ou un service pour prendre soin de toi est important et bénéfique. Il nourrit ton estime personnelle, t’apporte de l’assurance, et te donne du plaisir.

Alors dit moi, quel est le dernière achat qui t’a fait vibrer?

Quel est celui que tu désires en ce moment 🙂

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2 commentaires Ajoutez le votre

  1. maryy dit :

    Je ne connaissais pas ce proverbe idiot, il n’y a que des hommes pour dire de telles âneries !
    Je n’ai pas besoin de faire des achats pour me faire plaisir et avoir l’estime de moi.
    Il me suffit de prendre ma moto et d’aller me balader, je suis femme motard et j’en suis fière !!! biz

    1. LOL Maryy, oui c’est un proverbe que je n’aime pas non plus. Je l’entends régulièrement dans la bouche d’hommes qui se gaussent ensuite, très fière de leur répartie.

      Au sujet de la moto, je ne sais pas quelle motard es-tu, ceux qui sont vigilants en cas d’accident et s’équipent avec un blouson, un pantalon, des gants appropriés ou alors, portes-tu juste un jeans et des baskets pour rouler.
      Je prends l’exemple d’un motard prévoyant, lorsqu’il va acheter son blouson, il sera heureux de se voir en motard attentif à sa sécurité. Il aura donc le désir d’un blouson performant, il va le chercher, le trouver, au moment de l’achat il saura qu’il a fait le bon choix car il entre en possession du blouson qui lui permet d’ÊTRE un motard prévoyant. s’ensuit toutes les étapes que j’ai décrites dans l’article. Son estime va grimper et sa confiance en lui aussi.
      Tout dépend des priorités de chacun , je comprend que chez toi, tu préféreras prioriser l’univers du deux roues plutôt qu’autre chose 🙂
      C’est bien ça?
      Dans la moto quel est ta dernière acquisition qui t’a vraiment fait plaisir?

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