Deux témoignages de changement

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Que tu lises mes messages depuis plusieurs mois où quelques jours, tu sais que ma façon d’aborder le bijou est différente de ce qui est proposé ailleurs : ici le bijou est un outil de confiance en soi, presque un outil de développement personnel. Je reçois de touchants témoignages de femmes pour qui porter un bijou Créatitia est devenu une vraie démarche de bien-être. J’accueille ces manifestations avec beaucoup d’émotion et je viens te les partager ici.

J’ai sélectionné deux témoignages que l’on m’a partagé récemment en prenant soin de changer les prénoms et quelques détails, afin de préserver l’anonymat des femmes concernées.

  • Aude

Grande, svelte, Aude est une belle femme brune, aux yeux noisette. Ses cheveux sombres coupés courts se teintent gracieusement de fils argentés et lumineux depuis quelques années déjà. Élégante et calme, elle forme avec Pierre un couple bien assorti, un couple qui semble être passé à coté des souffrances de la vie.

Pourtant Aude se souvient des années difficiles après son mariage. Ces années où son corps rejetait trop tôt les enfants qu’elle et Pierre désiraient tant. Ils construisaient un foyer doux et bienveillant, mais les fausses couches se succédaient laissant Aude plus vide et douloureuse chaque fois. Les étagères de la maison s’emplissaient de livres sur l’éducation, la communication non-violente, mais elles restaient dépourvues d’accessoires d’enfants.

Des années de patience et de soins ont permis au couple d’accueillir une petite fille : Victoire, puis un petit garçon: Nathan. Aude comblée, se promettait de rattraper le temps perdu et s’est entièrement investie dans l’éducation de ses enfants. Victoire a grandi, c’est une adorable jeune fille maintenant, et Nathan est un beau jeune garçon turbulent.

Centrée exclusivement sur ses enfants, n’écoutant pas la fatigue, Aude courait de conduites en conduites. Chaque matin, elle se levait afin d’être à l’heure pour tout préparer, vêtements, petit déjeuner, sans oublier de faire reviser les leçons de la veille. La journée se déroulait autour de la gestion du quotidien avec pour seul but le bien-être de la famille. Aude se devait d’être la mère et la maîtresse de maison parfaite pour ses précieux enfants, mais aussi au regard de son mari et de tous ses proches.

Ceci a duré, jusqu’à l’effondrement.

Épuisée, Aude n’avait pas pris, depuis des années, le temps de s’écouter.  Attentive aux autres, toute entière à son rôle de mère, elle s’était oubliée, petit à petit, jour après jour, sacrifice après sacrifice.

Aude remonte la pente aujourd’hui avec une aide professionnelle et bienveillante. Nos chemins se sont croisés et le vécu de Aude m’a touché parce que, en partie, je m’y suis retrouvée. Une fin d’après-midi, au moment de nous quitter, Aude m’a partagé ces mots:

« Merci Lætitia pour tes conseils et tes bijoux. Tu avais raison, prendre en conscience quelques minutes pour moi le matin, me fait tellement de bien. C’est un temps que je m’accorde comme une bouffée d’oxygène. Je choisi une paire de boucle d’oreille, souvent une de tes créations, et elles m’accompagnent toute la journée, comme un mantra. C’est vraiment thérapeutique pour moi. »

Si toi aussi, tu te retrouves dans l »histoire de Aude, je t’encourage à prendre du temps pour toi afin de te ressourcer. Voici différents liens qui pourront te guider:

-Fabuleuses au Foyer.

Pourquoi être féminine.

 

  • Carine

Carine est mariée depuis 20 années. Maman de deux garçons, elle travaille dans un bureau qu’elle partage avec d’autres femmes. Petite et ronde, elle aime l’ordre et le travail bien fait. Ponctuelle, elle arrive à l’heure chaque matin au travail et s’investit dans les tâches qui lui sont assignées. Trois collègues fréquentent le bureau mal éclairé avec elle: Martine, Françoise et Christine.

Martine est la pire d’entre elles. Comment arrive t-elle à faire illusion auprès de la direction depuis si longtemps? Carine prend chaque jour sur elle pour supporter ses collègues et surtout cette blonde de Martine. Ça cancane, ça travaille mollement et critique sans cesse. Le pire, c’est que Carine passe pour une râleuse. Les 3 commères le lui font bien sentir et le répètent sans arrêt, mais comment rester calme devant leur travail bâclé.

Avec sa taille et ses rondeurs, Carine ne rivalise pas avec les trois autres, elle préfère s’habiller simplement. Elle a bien essayé de faire régime mais le stress du travail la fait craquer et elle finit par reprendre son poids avec même des kilos supplémentaires. De toute façon, quoi qu’elle essaie en prêt-à-porter, elle ressemble à un sac.

C’est avec la qualité de son travail que Carine veut se mettre en avant. Si elle est terne et silencieuse au bureau, cette courageuse travailleuse se transforme auprès de sa famille et ses amis. Avec un sourire pour elle-même, Carine se dit: Oui, c’est certain, les trois poules du boulot ne me reconnaîtraient pas ! Car entourée de ses amies, notre Carine se montre joyeuse et rigolote.

Il y a six mois, alors qu’elle se rendait avec son compagnon Bruno au musée pour visiter l’exposition sur Modigliani, ils se sont retrouvés devant les portes closes: le musée pour cause de travaux, ouvrait plus tard. Il fallait patienter une heure :trop peu  pour rentrer à la maison et revenir, mais assez longtemps pour que ce soit « trop » long.

« Allons faire un tour à la vente de créateurs juste à coté », propose Bruno. Carine acquiesce peu enthousiaste, mais l’attente jusqu’à l’ouverture du musée sera plus agréable que de ne rien faire.

Le couple entre dans un immense bâtiment à l’allure d’un ancien entrepôt restauré, tout de briques rouges et de poutres en acier, comme le sont les anciens bâtiments du Nord de la France. Les murs intérieurs sont entièrement peints en blanc, les poutres métalliques qui sillonnent le plafond également. Devant Carine et Bruno, une foule de gens s’active autour et derrière des stands, des promeneurs, des acheteurs, des femmes avec des poussettes discutants avec les créatrices de linge pour enfant. D’un pas nonchalant, le couple avance se frayant un chemin parmi les curieux, Carine regarde se succéder les couleurs parfois vives, parfois tendres des stands. Une lampe en bois attire son attention. Elle pense à sa sœur, c’est tout à fait son style d’aimer une lampe en bois flotté de ce genre, elle qui est très nature…

Carine, elle aime la couleur, d’ailleurs le stand suivant expose du linge pour enfant. Les siens sont grands à présent, mais toutes ces couleurs vives la mettent de bonne humeur. C’est adorable. Elle s’attarde, quand un grand éclat de rire attire son attention, elle détourne le regard des tissus à motifs enfantins et aperçoit plus loin une jeune femme aux longs cheveux bouclés, souriante, joyeuse, qui semble beaucoup s’amuser à discuter avec un couple. Carine ramène son regard au stand de layette. Elle s’est arrêté et Bruno la regarde interrogatif, elle sourit. Peut-être que plus tard, elle aura plaisir à acheter ce genre d’article… pour ses petits-enfants. Elle reprend sa marche lente auprès de son mari, le regard vague plongé dans quelques souvenirs heureux avec ses enfants.

Carine est surprise, elle prend plaisir à observer les créations et les artisans. Elle n’est pas venue pour acheter, alors elle reste loin des stands. Elle veut seulement observer, passer le temps, pourtant elle tend l’oreille happant au passage des bribes de conversations.

« C’est entièrement fait à la main », « Qu’en penses-tu? Mon chéri », « Maman, à bras !! »

Le rire communicatif se fait entendre à nouveau. Il est tout proche à présent. La jeune femme en question est derrière un stand de bijoux colorés. Carine s’approche un peu, attirée par les couleurs. Bruno se met à sa hauteur. Elle prend ça comme un encouragement et écoute les explications de cette femme au rire expressif. Son regard balaye les boucles d’oreilles, et s’arrête sur une paire rouge. Elles lui plaisent.

-« Bonjour, connaissez-vous l’argile polymère? » interpelle la-jeune-femme-au-rire.

-Non, répond Carine. en tournant son regard vers l’interlocutrice qui se lance dans des explications. Carine écoute poliment, se disant qu’elle ne portera pas ce genre de bijoux. La-jeune-femme-au-rire est sympathique, Carine ne veut pas lui donner de faux espoirs, elle n’achètera pas de bijoux, elle porte toujours les mêmes et c’est bien comme ça : « C’est très beau ce que vous faites, mais je ne porte pas ce genre de bijoux. »

-« Ah oui, peut-être faites vous des allergies? »

-Non répond Carine, c’est trop pour moi. J’aime bien les couleurs, mais je ne les porterai pas.

-Ah bon? Je suis surprise. Êtes-vous tenté d’essayer une paire pour oser l’expérience de la couleur?

Carine ouvre la bouche pour refuser, mais Bruno lui donne un coup d’épaule. Elle lève la tête vers lui et il lui marmonne: « Essaie, on a encore du temps ». Tout en chargeant son regard de reproches, Carine porte les deux mains à son oreille pour ôter la fine boucle d’or qui ne la quitte jamais et passe la boucle rouge que la créatrice lui tend.

« Ce bijou est plus léger que j’imaginais » pense Carine étonnée. Elle engage la boucle rouge à son lobe, et au même instant un frisson la traverse, elle est comme légèrement déstabilisée. Cette boucle qui balance à son lobe d’oreille, Carine imagine sans se voir, un bijou tout à coup immense, elle qui a l’habitude de ne pas sentir ses boucles d’oreilles. La créatrice tend un miroir à Carine, stupéfaite elle constate que finalement le bijou n’envahit pas son reflet. Elle n’a pas l’habitude d’afficher ce genre de boucles. Elle sourit et se tourne vers Bruno pour obtenir son avis. Elle a besoin d’un regard extérieur, quelqu’un de confiance qui sache lui dire si ça lui va bien. Mais déjà elle voit  Bruno reculer d’un pas, hausser les épaules et faire une mou qu’elle connaît bien. Il ne veut pas se positionner.

Carine relâche les épaules dans un soupir, Bruno réagit toujours ainsi, mais elle continue à lui demander. Carine se tourne une nouvelle fois vers son reflet et entend la Créatrice la complimenter, lui dire que ces boucles affirme et équilibre son visage. C’est vrai, le reflet dans le miroir montre une femme plus présente, plus affirmée: difficile de passer à coté de ces boucles rouges. Carine s’imagine les porter au travail, et une exclamation nerveuse lui échappe: « je passe déjà pour une râleuse au travail alors, si je porte ces bijoux qui affirment ma présence… » et elle ne termine pas sa phrase.

Carine retire les boucles, remercie la créatrice et reprend sa visite en retrait des stands. Elle a promis à cette jeune femme de réfléchir, elle a même glissé une carte de visite dans sa poche, mais au fond, elle pense laisser tomber. C’est déjà assez difficile comme ça, elle n’a pas envie de se faire remarquer au travail et recevoir les critiques acerbes des collègues. Oui, ces boucles lui plaisaient, le balancement la gène un peu, mais c’est provisoire elle le sait. La décision est prise et le musée s’apprête à ouvrir, il est temps de partir.

C’est un drôle de cocktail de sensations qui habite Carine après cet essayage: le soulagement, le déception, la frustration.  L’exposition Modigliani est magnifique, mais elle n’oublie pas tout à fait son reflet paré des boucles rouges. Elle y repense dans les allées vides du musée, alors elle baisse les yeux jusqu’à l’œuvre suivante.

Carine finit par oublier tout à fait ce petit événement durant la semaine. Elle retrouve son quotidien de travail pesant, avec son lot d’injustices où les trois pimbêches s’octroient les mérites de son travail à elle. Jusque maintenant, Carine a suivi le conseil de ses parents et son mari : elle a laissé couler. Enfin elle a tenté.

Que s’est-il passé cette semaine là ? Carine ne le sait pas. Une goutte d’eau dans un vase émotionnel trop rempli? Carine en a eu assez de s’écraser pour laisser la place à ces femmes sans mérites. Carine en a eu assez de se sentir seule sans le soutien et la compréhension de Bruno. Alors quand par hasard le vendredi, elle ressort la petite carte de visite colorée de la créatrice, elle appelle le numéro indiqué. Elle demande si les boucles rouges sont toujours disponibles et elle convient d’aller chercher ces bijoux le lendemain à l’atelier de la jeune femme.

Samedi, Carine pense à annuler sa visite. C’est un coup de tête, une folie, un caprice inutile.


Carine est venu à l’atelier chercher les boucles d’oreilles rouges, nous avons discuté un moment et finalement Carine m’a partagé ses craintes: se mettre en avant, n’est-ce pas donner plus d’occasions aux autres de se moquer?

Je comprends le trouble de Carine, et voici ce que je lui ai répondu:

-« Dans la nature, quelle plante respectes-tu plus facilement? Celle qui est voyante, celle qui est coloré ou qui dégage un parfum envoûtant, n’est-ce pas? Les plantes plus communes sont piétinées car jugées sans intérêts. Dans le règne animal, cela va même plus loin: on peut craindre les animaux qui affichent des couleurs remarquables, car ils sont souvent venimeux. Pour les femmes c’est similaire, en osant la couleur, en osant se mettre en avant, on témoigne à notre entourage que : attention, je suis forte et même un peu dangereuse. Je suis à manipuler avec précaution  »

Carine est reparti rassurée, elle est revenu plus tard acheter d’autres bijoux et m’a apporté son témoignage il y a peu de temps: Lorsqu’elle porte les bijoux Créatitia, elle se souvient du parallèle que je lui ai fourni et elle se sent plus forte, plus confiante. Les bijoux sont là pour lui rappeler qu’elle affirme sa place.

À son travail, Martine, Françoise et Christine sont toujours désagréables, mais il semble qu’il y ait du changement: D’une part les trois collègues sont plus distantes et d’autres part, la direction remarque plus Carine et la qualité de son travail.

Mais soyons objectif, le vrai changement dans l’histoire c’est la confiance que Carine a acquit en elle 🙂

As-tu toi aussi des témoignages, des changements de la sorte à partager?

Que t’apportent les bijoux Créatitia dans ton quotidien?

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2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Flo Talismans dit :

    Je savais déjà que tu étais une magicienne. ..Ce très bel article n’en est que la confirmation. J’aime décidemment beaucoup cette part de toi-même que tu mets dans tes bijoux et qui sont bien au delà de la matière …

    1. Merci Flo pour ton message rempli de gentillesse 🙂

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